OEUVRES MUSICALES

bobino.jpg

CHANSONS  MÉTROGÉNIQUES

ALBUM SORTI EN 1999

 12 EUROS PORT INCLUS

 

album03.jpg

L'ENFANT-MOUCHES

ALBUM SORTI EN 1995

 

album02.jpg

ANIMAL MÉTAPHYSIQUE

ALBUM SORTI EN 1990

 

album01.jpg

LE PITRE

ALBUM SORTI EN 1983

PROCHAIN ALBUM :

COMA IDYLLIQUE ?

LIEN CHANSONS

QUI SUIS-JE ?

  • : trublion de la poésie
  • trublionpoetique
  • : Humour
  • : Auteur-compositeur pour l'ego, poète par mélancolie, nouvelliste par bonheur, et romancier par accident... Contact : georgesgrausi@hotmail.fr 06 18 94 30 46
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 21/10/2006

Commentaires Récents

 

 


Hier, toute la journée, mon âme était assise entre deux chaises qui n’avaient rien de musicales : l’euphorie que lui insufflait la nature et le spleen baudelairien que lui délivrait ma vie d’ascèse, ne pouvant accorder leurs violons, elle tergiversait grave ! Le soir, la sentant pencher en nette faveur de celle de l’illustre poète, Dame Solitude lui fit don d’un heureux événement qui, hélas, m’oblige à revenir sur une affaire dont vous avez été, mes chers lecteurs et lectrices virtuelles, je le crains, les dindons de la farce. Ce pan d’histoire, que je vous ai narré le lundi 17 décembre, n’était que pure invention… Il apparaît fort probable que, suite à mes révélations, vous doutiez à jamais de la véracité de ma chronique. J’en suis, par avance, consterné. Mais de grâce, ayez un peu pitié de moi ! Ne suis-je pas, moi-même, la victime de cette imagination qui, trop souvent en crues, fait boire la tasse à ma plume d’écrivain authentique ? Et n’agit-elle pas, comme ces adolescentes amoureuses, pourtant fleurs bleues, qui amputent les pétales d’une marguerite, en soupirant : « Il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément… » Mais trêve de lyrisme, j’en viens au fait. Ce fameux lundi, je vous avais raconté que le chat noir et blanc, en s’attaquant au merle qui garantit une pérennité à mes œuvres musicales, s’était vu congédié de ma cour des miracles. En vérité, c’était du pipeau ! Jamais, au grand jamais, il n’avait cassé, pour ne pas dire croquer, l’harmonie qui règne sur le chêne, habillé pour l’hiver ! Quoique ! Mes écrits étaient peut-être prémonitoires ? Car, figurez-vous qu’à l’instant précis (à 16h15) où je fais mon mea culpa, ce chat, plutôt que de voler au secours d’un oiseau qui, pour une histoire de margarine, avait, à même la pelouse, maille à partir avec Bébert, a voulu définitivement lui clouer le bec ! Par miracle, l’oiseau, cloué au sol, a pu se sortir de ses griffes ! Bref, la mésaventure de mon merle doit, désormais, vous paraître moins fantasmagorique, non ?

En attendant, revenons à ce samedi soir où Dame Solitude, qui n’a jamais le cul entre deux chaises, dispensa à mon âme un heureux événement. Vers 21h, ce chat, à qui j’avais offert le couvert, se pointa devant la fenêtre entrebâillée et se glissa dans mon fort intérieur. Aussitôt, je lui donnais libre accès à toutes les pièces. Ce chat, ayant bien appris sa leçon, les fit, rapidement, siennes. Et pendant que sa fourrure marquait de son indélébile empreinte chacune des chambres qu’il investissait, allongé sur le divan qui jouxte la cheminée, moi, pour changer, j’imaginais des choses réjouissant mon âme et mon cœur. Ce chat qui, à vue de nez, avait un peu plus d’un an, ressemblait comme deux gouttes d’eau à Orphée. Il n’en fallait pas plus pour me persuader que ce chat, qui ne me possédait point encore, en était la réincarnation ! Le vif désespoir que j’avais éprouvé à la mort d’Orphée, avait sans doute modifié les plans du réincarnateur en chef ! Durant ces trois jours où j’ai pleuré comme jamais, les cendres d’Orphée ont dû tant se retourner dans leur fosse, qu’elles en ont affecté le cours naturel des choses établies, en un lieu, que l’église ignore. Souriant béatement à cette idée saugrenue, quelle ne fut pas ma joie quand ce chat, à grands coups de fourrure, prit possession de moi ! Malgré les éclairs engendrés par l’électricité statique, mes yeux remarquèrent que le réincarnateur en chef, avait apporté une petite touche de nuance à mon tendre Orphée. Sans doute, avait-il tenu compte du traumatisme enduré par mon chat lors de sa vie antérieure. Pour notre confort matériel, Lise et moi l’avions conduit au vétérinaire qui, sans cérémonie, coupa la chique à son duo de castagnettes. Alea jacta est ! Mon pauvre chaton allait mourir puceau ! Pendant que ma compagne semblait bien prendre la chose, moi, sans doute, à cause de mon côté mâle, j’étais perclus de remords. Bref, c’est nanti d’un sexe de femelle, que mon cher Orphée était revenu d’entre les morts. Finalement, bien que je ne veuille, en aucun cas, sédentariser cette chatte sauvageonne, je lui offris le gîte pour la nuit. Pendant qu’elle s’étalait de tout son long sur le plaid et que je re-matais les trois premiers feuilletons du Prisonnier, je lui trouvai un charmant prénom : Mistinguett.

À une heure, je la laissai toute seule, sans omettre de lui ouvrir toutes les portes menant à ma chambre. Première bonne nouvelle, elle ne vint point partager ma couche. La seconde est que ce matin, à dix heures, quand j’ai ouvert la fenêtre, elle a filé sans demander son reste. Ouf ! Si elle conserve cet état d’esprit, Mistinguett ne donnera pas matière à mon cœur pour, qu’irréversiblement, il s’accroche à ses basques !

 

 

SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2009

 

 

 

J'ai bien conscience qu'il n'est jamais bon d'écrire, à chaud, une histoire comme celle que je viens de vivre, qu'il me faudrait certainement prendre du recul et pourtant je ne peux m'y résoudre. Mais peu importe les propos confus qui en rejailliront, je me dois de la relater.

Le pire est, qu'au départ, j'avais pour ambition de développer cette histoire avec du « glauque », du surréalisme, voire un soupçon de fantastique. Un peu à la manière de Stephen King, l'un des maîtres en la matière. Bref ! basée sur des faits réels, je m'étais mis en tête de la métamorphoser en une fiction machiavélique.

Pour des raisons, que vous serez à même de comprendre plus tard, j'en avais commencé la rédaction le 4 septembre à 15h, alors que je me tapai une énième pause clope sur mon lieu de travail. Mais au bout de deux semaines, je n'en avais tiré que quatorze misérables pages et je ne vous raconte pas les difficultés rencontrées pour les coucher sur l'écran de mon ordinateur.

Mais hier, vendredi 18, en fin de soirée, j'ai réalisé combien je me bernais moi-même. Mais comment, à partir de cette expérience, que j'ai vécu au plus près, ai-je pu ainsi me fourvoyer ? Cet espèce de thriller que j'envisageais d'écrire et que mon esprit mégalo voulait à tout prix mener à bien, c'était sans doute encore un moyen de mettre en déconfiture la détresse qui a foncé plein pot sur mon âme, le soir du 2 septembre.

Ainsi, depuis quinze jours, je faisais tout faux. Je m'étais embarqué dans une fiction où, comptant ferme sur mon imagination débordante, j'espérais me sauver la face.

Certes, ce scénario que j'avais échafaudé et que même Stephen King, j'en avais alors la certitude, aurait pu m'envier, tenait bigrement bien la route. Tout ceux, dont mon propre fils, Romain, à qui j'en avais confié les grandes lignes, s'étaient extasiés et se languissaient déjà, une fois achevé, d'en avoir la primeur pour le dévorer des yeux. Avec ou sans prétention, cela aurait pu intéresser un réalisateur de films tel que David Cronenberg !

À la fin de ce récit, j'ai tenu, malgré tout, à vous en livrer le titre et l'entame, histoire que vous découvriez, par vous-mêmes, combien je m'étais égaré.


En attendant la gloire posthume

Moi je taille de jolis costumes

À ce siècle qui m’a vu naître

Et au suivant qui va me mettre

Un de ces jours six pieds sous terre

Ou bien dans l’urne funéraire

Où toutes races confondues

Le droit de vote n’est plus d’actu !


C’est dans l’pays où la gégène

Mettait au courant l’indigène

Quand il se montrait déloyal

Envers les mœurs coloniales

Que ma future mère me poussa

À la sortir de l’embarras !

Ce siècle dans lequel je tombai

Fut pour les hommes le plus plombé !


À force de se prendre en grippe

Ils y laissèrent plus que leur slip !

Mourir de façon naturelle

Fut pour beaucoup chose irréelle.

À l’heure de mes premiers areu

La guerre froide avait l’ventre creux !

Russes et ricains tiraient au mieux

La couverture terrestre à eux !


Pendant qu’Un homme et une femme

Fêtaient dignement leur Palme

On faisait trinquer le Vietnam

En l’arrosant de napalm !

Deux ans plus tard au mois de mai

Paris tint le haut du pavé.

Le grand homme du Dix-huit juin

En perdit plus que son latin.


Pas de quartier ! maugréa-t-il

Au gars qu’avait de gros sourcils.

Mais au grand dam de l’outragé

L’affaire était mal engagée.

Le Général à bout de nerfs

Plus ou moins lâché par ses pairs

Sortit sa botte de Nevers :

La présidence buissonnière !


L’État retrouva ses esprits

Et l’homme du « Je vous ai compris ! »

Certes en y mettant le prix

Sauva la France du mépris.

Mais au soir d’un référendum

Il dut céder sa place à l’homme

Qui fumant trop comme un pompier

Mit « Les dossiers d’ l’écran » à pied !


Quand l’receleur de Bokassa

Vola au secours de l’État

Simone Veil se mit à nu

Dans une enceinte où des élus

Ne digérant point la pilule

L’insultèrent sans aucun scrupule.

Avec sa loi pour l’I.V.G

Elle déflora la femme-objet !


Not’ société patriarcale

En chœur avec la cléricale

Pleura ses bijoux de famille

Auxquels on retirait des billes !

Quand la gauche parvint aux affaires

J’élevais mes tous premiers vers

Et mon père tombé de si haut

S’en tapait d’autr’ dans un caveau !


La Droite en pleine ménopause

Ne voyait plus la vie en rose.

Badinter d’humeur assassine

Fit rendr’ l’âme à la guillotine !

Quant à moi j’me montais la tête

En découvrant que mes œuvrettes

Qu’aujourd’hui j’ai peine à relire

Engendraient parfois le délire !


Mais l’homme du « Programme commun »

Fit un croche-patte à mon entrain

En bombardant à la Culture

Un gus qu’avait pas la pointure !

Il perdit pied dans ce show-biz

Qui exploite au mieux la devise :

S’adapter aux goûts du public

Est toujours synonyme de fric !


Quand l’homme de la « Fracture sociale ! »

Fut à six mois d’lâcher son Graal

Deux chouchous de la presse people

Revendiquèrent le premier rôle.

La reine du prêchi-prêcha

Et le King du « Pouvoir d’achat ! »

Faisant l’ménage aux alentours

Se retrouvèrent au second tour.


Après le sacro-saint débat

Où l’homme encaissa un coup bas

Les siens s’en prenant aux urnes

Portèrent au zénith ses burnes !

Ainsi la Droite décomplexée

Put enfin tomber dans l’excès

Et l’homme de la gauche « Sardine »

La mit encore moins en sourdine !

 

 

Courcelles-sous-Méry, 4 juin 2008

 

 

 


 

 

OEUVRES LITTÉRAIRES


EN ATTENDANT MA GLOIRE POSTHUME

RECUEIL DE CHANSONS

SORTI EN 2008

10 EUROS PORT INCLUS

LE TEMPS DES NASELIÈRES

RECUEIL DE NOUVELLES

SORTI EN 2007

12 EUROS PORT INCLUS

 

livre03.jpg

POÈMES MÉTROGÉNIQUES

SORTI EN 1997

8 EUROS PORT INCLUS

 

livre01.jpg

AH ! CES NUITS BLANCHES

QUE L'ON PEINT EN VERS...

Sorti en 1986

 

 du_moi_je___l__eau_de_la_mini.jpg

DU MOI JE À L'EAU DE LA...

Sorti en 1983


À PARAÎTRE :


LE BONHEUR EST AUSSI
 DANS LE MÉTRO

Roman


ORPHÉLON
 
Roman  fantastique 


LES BALBUTIEMENTS DE
MA RÉINSERTION TERRESTRE

Roman autobiographique



CHRONIQUE D'UN EXIL

À DEUX PAS DE PANAME
Journal

LE JOUR OÙ DIEU FIT SON MEA CULPA
Recueil de nouvelles

DIOGÊNE DE MONTREUIL
Roman de fiction


QUELQUES JOURS DANS LA VIE D'UNE SUICIDAIRE
Récit

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés