OEUVRES MUSICALES

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CHANSONS  MÉTROGÉNIQUES

ALBUM SORTI EN 1999

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L'ENFANT-MOUCHES

ALBUM SORTI EN 1995

 

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ANIMAL MÉTAPHYSIQUE

ALBUM SORTI EN 1990

 

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LE PITRE

ALBUM SORTI EN 1983

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  • : Auteur-compositeur pour l'ego, poète par mélancolie, nouvelliste par bonheur, et romancier par accident... Contact : georgesgrausi@hotmail.fr 06 18 94 30 46
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  • : 21/10/2006

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Dans les abysses d’une poubelle à papier gisait une enveloppe de grand format dont l’embonpoint ne laissait planer aucun doute sur son contenu : un manuscrit d’une centaine de pages y croupissait. A posteriori, une insolente main ne l’avait qu’effleuré. Sur la préface, un zeste de rouge à ongle témoignait du peu d’intérêt qu’on lui avait accordé. Quelle terrible désillusion pour cet ouvrage qui se voyait déjà encensé et primé entre les mains de Bernard Pivot ! En fait de reconnaissance, il se retrouvait piteusement aux pieds d’une femme de ménage ! Écrabouillé par des manuscrits tout aussi méprisés que lui, il s’efforçait en vain de consoler ses feuilles, toutes tremblantes à l’idée de finir dans une benne à ordures !

Dans la maison d’édition où il avait jeté son dévolu, les patrons guère scrupuleux, ne publiaient que des gens dont la renommée n’était plus à faire : Stars du show-biz, politiciens, sportifs et tous ceux qui alimentaient grassement la une de la presse populaire, recevaient l’approbation du comité de lecture. Celui-ci fermait volontiers les yeux sur leurs indigences littéraires. Les nègres, toujours en première ligne, pareils aux intermédiaires qui blanchissent l’argent de la mafia, faisaient passer ces vomis d’écrivaillons, de médiocres à passables ! Ainsi, cette vénale maison d’édition qui jetait le discrédit sur ses honorables pairs, alignait best-seller sur best-seller.

Quand Elsa, la femme de ménage, souleva la poubelle, les feuilles, prises de haut-le-cœur, tombèrent en syncope. Bien qu’en triste état, l’enveloppe serra tout contre elle ses demoiselles en pâmoison. Dans le meilleur des cas, leur calvaire prendrait fin dans une quelconque cheminée. Ce fut le timbre affalé sur l’enveloppe qui les détourna des ordures ménagères. Arborant les couleurs d’un paysage champêtre, il chavira le cœur de cette jolie provinciale que les aléas de la vie avaient fait échouer dans une studette située à deux pas du canal Saint-Martin. Elsa s’agrippa à ce pli et fondit en larmes. L’encre qui avait une peur bleue de l’eau s’éclipsa promptement ! Ainsi disparurent le nom et l’adresse de l’auteur de cet ouvrage mis à flots. Emportée par ce vague à l’âme, la femme de ménage plongea l’enveloppe dans son sac à main et s’en alla, bien décidée à noyer son chagrin dans l’alcool.

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Toujours est-il qu’un de ces matins-là, s’en retournant à ses pénates, son appendice nasal faisant foi, il fut accueilli par une opulente odeur de moisissure. Sa première réaction fut d’inspecter la table, où croupissait piteusement un reste de Coulommiers… Non, ce fromage avait conservé toute sa virilité débonnaire. Après un reniflage intensif aux quatre coins de son sept mètres carré, son tarin dut s’avouer vaincu. Cette odeur de moisissure semblait indécelable. Pas franchement incommodante, mais tout de même fâcheuse, non ?

Comme par enchantement, la fenêtre entrebâillée, ouvrit grandes ses paupières. Durant deux à trois minutes, Claudio laissa les étoiles le contempler et dans un élan d’onirisme aigu, gonflant à bloc ses poumons camélisés, il déclama à l’homme par excellence :

-         Hé toi, qui prétend connaître les femmes ! Aurais-tu la présomption de compter les étoiles à l’œil nu ?

 

Emporté par son délire, il répondit pour l’homme :

-         Mais noble poète, d’où tirez-vous donc cette inspiration divine ?

Et Claudio enchaîna avec un flegme désopilant :

-         De mes poumons, mon cher cousin, de mes poumons…

Oh! Il était bien trop raide défoncé pour distribuer une quelconque note artistique et technique à ce dialogue à la « Shakespeare ». Une dernière cigarette, une série de bâillements, ô combien pachydermiques, et il s’engouffra lamentablement sous sa couette. Le sommeil, l’humble apprenti de la Mort, lui tomba dessus.

 

Aux alentours de midi, suavement englouti sous son linceul matelassé, Claudio ronquait encore, quand un réveil assassin planta son permis d’exhumer ! Quelqu’un ou quelque chose tambourinait, dysharmonieusement, à sa porte… Mais qui pouvait donc se soucier de lui et gravir ainsi les quatre-vingt quatre anicroches le séparant du bas-monde ? Baptisant sa face, les mains encore agrippées à ses yeux, il fut stoppé net par un relent à l’embonpoint subversif pour ne pas dire, abomiffreux ! Son nez n’en croyait pas ses narines ! Un souffle de plusieurs décibels coupa sa respiration. Derrière la porte, on s’impatientait lourdement.

Récupérant tant bien que mal d’une partie de ses fonctions vitales, en l’occurrence la capacité de bouger et de parler, tout en enfilant son jean, il balança un « j’arrive » cul-de-jatte… Devant la porte prostrée par le souffle dévastateur, quitte à défaillir, Claudio prit une grande bouffée d’air pour affronter l’Eole de service. C’était le Syndic. Sa mine en état de décomposition pré-programmée laissait augurer un de ces moments pénibles que l’existence, telle une harpie, s’acharne à faire subir aux hommes durant quatre-vingt dix-sept pour cent de leur vie terrestre… Avant toute disgrâce, Claudio s’avisa de préciser, qu’étant à jeun, sa sociabilité pourrait, prestissimo, faire défaut. L’invitant à se faufiler dans sa chambrette, le Syndic temporisa, puis méticuleusement, agrémenta son visage d’un masque de chirurgien-dentiste. Maintenant, Claudio savait à quoi s’en tenir. D’après les dires du Syndic, toute la population de l’immeuble s’était plainte de la pestilence émanant de sa chambre de bonne. Soit! Mea culpa, coupable désigné, Claudio convia le médiateur à ausculter tous les mètres cube de sa guérite de luxe.

 

 

 

Tous les soirs il rentrait, bourré, mon père.

Tous les soirs elle faisait la gueule, ma mère.

Tout penaud dans mon coin, j’imaginais le pire

En voyant mes parents ne jamais se sourire.

Sous ma taie d’oreiller, je pleurais mon enfance

Que les ailes de la nuit recouvraient de silence !

 

Tous les soirs elle croquait sa peur, ma pomme.

Et ma mère qui guettait le bruit, d’ la porte.

Allongé sur mon lit, je maudissais ces bars

Où j’allais le traquer, quand il se faisait tard.

Dans les bras de la haine, je berçais ma colère

Injuriant cet alcool qui détruisait mon père !

 

Certains soirs, il rentrait à jeun, mon père

En jurant qu’il ne boirait plus d’alcool.

Moi qui étais naïf, je croyais au miracle

En écoutant mon père déclamer ces paroles.

Sa promesse en cristal, il voulait la tenir

Mais comme ses mains tremblaient, elle tombait en soupir...

 

Tous les soirs il rentrait, bourré, mon père.

Tous les soirs elle faisait la gueule, ma mère.

Blotti contre la nuit, je cherchais à comprendre

Pourquoi donc mes parents restaient-ils mariés ?

À mes cordes vocales, j’aurais aimé les pendre

Pour qu’ils entendent ce cri, que j’ai tant étranglé…

 

OEUVRES LITTÉRAIRES

LE BONHEUR EST AUSSI
 DANS LE MÉTRO

Roman paru en 2011 


ORPHÉLON
 
Roman  fantastique paru en 2011 

 

EN ATTENDANT MA GLOIRE POSTHUME

Recueil de chansons paru en 2008

 

 

 

LE TEMPS DES NASELIÈRES

Recueil de nouvelles paru 2007

   

POÈMES MÉTROGÉNIQUES

Paru en 1997 

 

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AH ! CES NUITS BLANCHES

QUE L'ON PEINT EN VERS...

Paru en 1986

 

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DU MOI JE À L'EAU DE LA...

Sorti en 1983

 

À PARAITRE


LES BALBUTIEMENTS DE
MA RÉINSERTION TERRESTRE

Roman autobiographique



CHRONIQUE D'UN EXIL

À DEUX PAS DE PANAME
Journal

LE JOUR OÙ DIEU FIT SON MEA CULPA
Recueil de nouvelles

DIOGÊNE DE MONTREUIL
Roman de fiction


QUELQUES JOURS DANS LA VIE D'UNE SUICIDAIRE
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LE PORTRAIT EN FOND D'ÉCRAN

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Récit

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