OEUVRES MUSICALES

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CHANSONS  MÉTROGÉNIQUES

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L'ENFANT-MOUCHES

ALBUM SORTI EN 1995

 

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ANIMAL MÉTAPHYSIQUE

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LE PITRE

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  • : Auteur-compositeur pour l'ego, poète par mélancolie, nouvelliste par bonheur, et romancier par accident... Contact : georgesgrausi@hotmail.fr 06 18 94 30 46
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  • : 21/10/2006

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C’était un jour semblable à mille autres. En ce lundi de Pâques de l’année 2030, la guerre bactériologique planait à la surface du globe terrestre.

Trente ans auparavant, la fin du monde tant redoutée par certains et ardemment souhaitée par d’autres, n’avait pas eu lieu… Mais son homonyme, la faim, elle, se portait à merveille ! Les nations dites civilisées, qui avaient incidemment créé le tiers-monde quelques siècles auparavant, l’entretenaient avec une farouche opiniâtreté ! Les favelas proliféraient à une cadence infernale. Les occidentaux, friands d’aventures et d’émotions, organisaient des voyages vers ces zoos humains. Bien calés dans leur siège d’autocar, les touristes arrivaient les mains goinfrées de miches de pain bourratif, pour ne pas dire rassis ! Ouvrant grand les vitres, ils jetaient leurs offrandes aux « favéliens » attroupés autour de ce salutaire véhicule. Quelques-uns, pour le plus grand bonheur des appareils photos et des caméras vidéo, se brisaient les mâchoires en croquant l’infortunée « fève » ! C’était un spectacle émouvant, d’ailleurs, souvent retransmis par les plus grandes chaînes de télévision de la planète. Quelquefois, un léger craquement signalait au chauffeur distrait qu’il avait écrasé une brochette de ces pauvres gens. Dans certaines régions, ce fait anodin était devenu carrément un jeu. Les favéliens, victimes de ses maladresses intempestives, étaient considérés comme une espèce en voie de disparition. Aussi, les gouvernements, soucieux de conserver la race, sermonnèrent les chauffeurs consciemment tête-en-l’air !

 

Cela devait bien faire cinq ou six rêves que j'étais actionnaire du sommeil quand, sur mes oreilles insomniaques, de scandaffreux hurlements firent sauter le cours de l'éveil. Réveillé de la sorte, je ne pouvais être que furax ! A première ouïe, y’avait un bébé de la même promotion que moi dans la chambre de ma mère. A priori, la sienne de mère, ne semblait pas du tout incommodée par son opérette en cris mineur. Ah ! qu’est-ce qu’il pouvait chialer mal ! S’il s’imaginait que j’allais rester là dans mon coin à l’entendre brailler sans répliquer, il se mettait l’œil dans le doigt ! Il fallait que je montre à ce Luis Mariano de pacotille, qu’en matière d’opéra, il avait tout à m’envier !

A fond la caisse, je pris ma respiration et hop ! gargarisant ma gorge comme un grabataire à son apogée, ma voix s’envola vers des cimes octaviennes que même la Callas ne semblait pas en mesure d’atteindre ! Et le silence fut ! L’audience m’étant définitivement acquise, je trémolai quelque peu, histoire de mettre les choses bien en place, au cas où le chanteur d’opérette se serait senti pousser des vocalises de secours. La réverb’ du berceau semblait fantasmielleusement conçue pour mes harmonieuses improvisations, mais, comme nous le savons, tout a une fin.

Ma mère, dont le sens de l’audition n’était point celui d’un amateur d’opéras, m’extirpa du devant de la scène, où je le concède volontiers, emporté par mon allégresse, je commençais sérieusement à m’obscèner : cris, rots, pets, partisans tonitruants de la liberté, partouzaient à loisir dans mon berceau acoustique. Toutefois, avant l’atterrissage forcé sur son lit, j’eus quand même le temps d’ajuster un dernier pet qui, malencontreusement, foira…

Une sensation des plus étranges parcourut mon corps, disons plutôt mes fesses et ce qui suivit… Cette impression bizarre s’agrémenta, prestissimo, d’une odeur dont je fus incapable de définir l’arôme. Pas vraiment déplaisant, mais tout de même assez relevé, du moins, si j’en crois l’intonation du « pouh ! » qui s’échappa de la cage thoracique de ma pauvre mère ! Chaude ambiance dans laquelle, pour ma part, je m’accommodais avec aise. Ce fut mon premier caca, celui que ma mère ne semblait pas prête d’oublier. Un caca indélébile ! Même si un jour elle devenait fada, sa mémoire, à coup sûr, en garderait profondément des traces ! Tout en liquide ! J’en avais partout sur les gambettes.  La couche censée les protéger n’avait point répondu aux attentes légitimes de ma mère. Comble de malchance pour elle, j’allais devenir un professionnel du caca liquide. Je trouvais un malin plaisir à cacater sur moi et surtout à me trimballer avec, rouler sur le dos pour réaliser ainsi de véritables couches de maître ! Par delà, les formes et les figures qui s’y figeaient, ma propension à la scatologie, sournoisement, prenait naissance.

Après m’avoir désemmerdé, non sans une litanie d’interminables « pouh ! »  puis lavé, séché et enfin réaccoutré, ruminant je ne sais quel dessein, ma mère me rendit à mon berceau où, impassible, j’attendais. Quoi ? A vrai dire, rien ! J’attendais, c’est tout !


Après vingt minutes de recherches méticuleuses, tout comme lui, la veille, le « sadique » déclara forfait. Et pourtant, l'insoutenable odeur venait bien d'ici, mais d'où ? Bras croisés (sans Playtex) devant le Syndic, dont le stoïcisme grandiloquent l'explantait, Claudio avait le masque... D'une voix tout à fait neutre, l'autre se proposa de lui offrir un café. Dans sa descente vers le bas-monde, Claudio put constater que l'émanation indéfinissable avait parcouru son petit bonhomme de chemin. Le bistrot où il entraînait son Syndic, se trouvait sur le même trottoir, à une dizaine de mètres de l'immeuble nauséabond. Un lieu de prédilection pour lui ; il y
assouvissait ses ludiques vices. À peine étaient-ils rentrés dans le rade, que Dominique, le big boss, supplia qu'ils referment vite la porte derrière eux. Sa requête était fondée ! Cette fieffée odeur avait le bras long... Apparemment, Dominique n'en connaissait pas encore l'origine. Ouf ! Claudio pouvait commander les cafés. Pas un mot ne vint troubler le silence établi instinctivement entre le Syndic et lui-même. Avant de partir, le représentant de l'immeuble eut un geste qui toucha profondément Claudio. Tout en clignant des yeux, il lui glissa discrètement dans la poche de son veston, un masque...
Malgré le plan Orsec déclenché par la compagne de Dominique (encens, bougies odoriférantes, « Wizard air neuf » et compagnie étaient venus lui prêter main forte !), l'odeur qui n'était pas de sainteté, s'amplifiait ! À quatorze heures, de ses quarante couverts habituels, pas un ne fut en état d'être lavé... C'était l'apocastrophe ! Triste consolation, tous les restaurants du coin étaient logés à la même enseigne ! Quant à Claudio, bien que son estomac fut loin de crier famine, il se sentit obligé de lui commander un jambon beurre avec deux oeufs durs en prime. À seize heures, il décida de remonter à la source de leur ennui.

OEUVRES LITTÉRAIRES


EN ATTENDANT MA GLOIRE POSTHUME

RECUEIL DE CHANSONS

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LE TEMPS DES NASELIÈRES

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SORTI EN 2007

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POÈMES MÉTROGÉNIQUES

SORTI EN 1997

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AH ! CES NUITS BLANCHES

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Sorti en 1986

 

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DU MOI JE À L'EAU DE LA...

Sorti en 1983


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LES BALBUTIEMENTS DE
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Roman autobiographique



CHRONIQUE D'UN EXIL

À DEUX PAS DE PANAME
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LE JOUR OÙ DIEU FIT SON MEA CULPA
Recueil de nouvelles

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