OEUVRES MUSICALES

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CHANSONS  MÉTROGÉNIQUES

ALBUM SORTI EN 1999

 12 EUROS PORT INCLUS

 

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L'ENFANT-MOUCHES

ALBUM SORTI EN 1995

 

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ANIMAL MÉTAPHYSIQUE

ALBUM SORTI EN 1990

 

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LE PITRE

ALBUM SORTI EN 1983

PROCHAIN ALBUM :

COMA IDYLLIQUE ?

LIEN CHANSONS

QUI SUIS-JE ?

  • : trublion de la poésie
  • trublion de la poésie
  • : Humour
  • : Auteur-compositeur pour l'ego, poète par mélancolie, nouvelliste par bonheur, et romancier par accident... Contact : georgesgrausi@hotmail.fr 06 18 94 30 46
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  • : 21/10/2006

Commentaires Récents

            

Mon désespoir j’en ai ras le bol

Je t’ai greffé la dérision

Mais ici-bas la compassion

Et l’ delirium humain convolent !

Ici-bas tout est contrefait

Pour abêtir l’espèce humaine !

Les gens croupissent dans la rengaine…

La vie suit son cours asséché…

Moi, animal métaphysique 

De l’homme, je connais la musique…
De temps en temps je viens l'épier
 

Dans mon zoo particulier !

 

 

Toutes philosophies confondues

L’homme n’est avant tout qu’un primate

Que la conscience a mis aux nues,

Pour qu’il cesse d’ vivre à quat’ pattes !

Avec ce formidable outil

L’homme s’est diablement enrichi

Inventant toutes sortes de choses

Qui rendent sa vie moins morose !

 

 

Mais sa conscience, par excès d’ zèle,

Comme Icare s’est brûlée les ailes !

A vouloir monter bien trop haut

On n’élève qu’ son propre tombeau !

Et la guerre, maladie chronique,

Depuis des lustres fait de l’œil

À ces hommes rutilant d’éthiques

Qui  patriotent  de leur fauteuil !

 

 

Ainsi va la vie braves terriens !

Si on vous plie c’est pour vot’ bien !

Vivre à quat’ pattes c’est un moyen

Pour bien éviter les coups bas !

Mais dans vos livres de cours moyen

Mes chers cousins, en aucun cas,

Il n’est écrit à bon escient,

Qu’on soit des animaux rampants !

 

 

Moi, l’animal métaphysique

Pour mieux trinquer, je lève ces vers

À la santé de l’univers

Qui s’ complaît dans l’ pathétique !

Et le Requiem de Mozart

Faisant foi, je jure sur moi-même,

Quitte à me couvrir d’anathèmes

Qu’il est sain de vivre à l’écart !               

Dans un appartement plutôt cossu du quinzième arrondissement, Étienne se la coulait douce dans une piscine de poche. Le fugueur, tout en savourant la musique de Miles Davis, fumait un viril joint. Une épaisse fumée verdâtre remplit la salle de bain, où quatre bras sur le pied de l’amour en vinrent aux mains. Ainsi donc, Étienne avait une maîtresse.

Pauvre Elsa ! Jamais, elle n’aurait envisagé un tel scénario. Cette poignante lettre d’amour, qu’Étienne lui avait télégraphiée deux mois auparavant, n’était donc qu’un leurre ? L’herbe, dont il abusait volontiers, n’était point étrangère au lyrisme outrancier émanant de cette lettre. Baignant dans les larmes, les yeux bleus d’Elsa paraissaient inconsolables.

Son regard chancelant se hissa sur l’aquarium posé sur une de ces cheminées dépourvues à tout jamais du feu sacré. Battant de la nageoire, poissons et alevins gobaient famine. Au fond de cet aquarium, une coquille abandonnée par son Saint-Jacques, faisait carpette.

Sournois, le désespoir fit commettre un acte odieux à Elsa qui saupoudrait de paillettes nourricières la surface de l’eau. L’infâme la poussa à vider tout le contenu de la boîte ! Un mois de nourriture jetée dans l’aquarium ! Ce fut un douloureux remake de La grande bouffe de Marco Ferreri. Carassins, cyprins dorés et alevins mordirent à l’hameçon. Sans garde-fou, ils se gavèrent jusqu’à ce que crèverie s’ensuive !

L’unique survivant fut un alevin qu’une gastro-entérite avait contraint au jeûnage. Condamné à errer parmi ses congénères flottants, il se sentait très mal dans ses écailles. Puisque tous ses espoirs de fonder une famille tombaient à l’eau, il décida qu’il se laisserait mourir de faim !

Elsa, de son geste meurtrier, semblait s’en laver les mains. Les poissons, en plat du jour ou dans un aquarium, elle ne pouvait plus les gober ! L’odeur du poiscaille, cela la rendait nostalgique. Plusieurs fois avant que la nuit ne se couche, elle était partie avec son père en direction du port de Sète. La vente à la criée, pour le plaisir des oreilles, c’était aussi magique que le chant des sirènes.

Dans l’aquarium, l’alevin désabusé coula à pic sur la coquille délaissée. Légèrement groggy, il eut l’impression qu’elle se soulevait. Dévalant de sa partie abrupte, il tomba nez à nez sur un poisson inconnu au bataillon. En apparence, pas né de la dernière marée, il engueula l’alevin comme du… poisson pourri ! Décontenancé, mais heureux de n’être point seul dans cet aquarium poisseux, il en devint prématurément rouge ! Le poisson aux écailles grisonnantes, réalisant le drame qui avait eu lieu, prit l’alevin entre ses nageoires et l’entraîna dans son abri de nacre. Durant de palpitantes minutes, ils firent plus profondément connaissance. Ce vieux poisson avait connu le grand large avec tout son florilège de souvenirs intarissables : le bon goût salé de la mer, le bruissement des vagues, les marées et toutes ces parties de cache-cache avec ses potes ou ses ennemis à travers les immenses prairies marines ! Toutes ces choses n’avaient aucun secret pour lui. La quête du repas, en ce temps-là, ce n’était pas une mince affaire ! Les petits poissons avalés par les gros, les gros mangés par les plus gros et les plus gros dévorés par encore de plus gros ! Cela, c’était une vie de poisson ! « Le grand large, c’est comme le grand amour ! Si on vous en prive, vous êtes à jamais perdu ! » confia-t-il à l’alevin plus muet qu’une carpe. Abasourdi par toutes ces merveilleuses révélations, il n’eut plus qu’une idée en tête : s’évader de cet aquarium et connaître l’ivresse du grand large ! Mais pour l’heure, l’alevin ne devait pas faire de vagues car Elsa, revenue sur les lieux du crime, observait froidement les conséquences de son génocide ! « Froidement », cela n’était point l’exacte vérité. À peine ses paupières avaient-elles endigué ses yeux fuyant, qu’une nouvelle vague d’angoisse la refit chavirer dans le malheur. Une pléthore de larmes amères tomba dans l’aquarium créant ainsi une pluie ruisselante qui fut fatale aux deux rescapés. Les ondes de cette averse salée allèrent jusqu’aux oreilles du vieux poisson qui, sous son nid de fortune, mettait à l’alevin, l’eau à la bouche.

Tout jeunot, quand des nuages migrateurs faisaient une pause pipi sur l’océan, il sortait sa tête de l’eau. Ses copains de jeu le rejoignaient et tous, la bouche grande ouverte, gobaient un maximum de ces gouttes célestes ! Ce souvenir de jeunesse qui remontait à la surface lui tira la larme à l’œil ! Cela en était trop ! Comme au bon vieux temps, il fila à la rencontre de cette pluie amère. L’alevin le suivit dans sa quête et tous deux la tête hors de l’eau, avalèrent ces gouttes de tristesse. Par Neptune, qu’ils étaient beaux à voir ! Nageoires contre nageoires, ils improvisèrent une sorte de valse engendrant des vaguelettes qui leur firent gentiment boire la tasse. Soudain, une épuisette de poche alpagua les deux poissons en fête. « Quelle poisse ! » glouglouta l’ancien avant de périr asphyxié, tout comme son compagnon de jeu, dans les mains de la vindicative Elsa. Les scrupules ne semblant guère l’étouffer, elle jeta leurs dépouilles dans le cendrier. Ainsi s’acheva, parmi la cendre et les tickets de métro mutilés, l’histoire de ces deux poissons qui ne rêvaient que de grand large !


C'est au détour d'une côte de porc

Que j'avais rencontré Hector.

Bien camouflé dans la barbaque

Il était la proie d'un flash-back...

Il repensait à ce pourceau

Dans lequel il vivait pépère

Et que des vermines sanguinaires

Avaient découpé en morceaux !

 

C'est en mangeant une côte de porc

Que j'avais avalé Hector.

Il ne trouva point incommode

De dévaler ma gorge chaude.

De l'œsophage via l'estomac

Hector atteignit le côlon.

C'est là que dans l'anonymat

Et sans vergogne il fit le colon !

 
Il était entré dans ma vie

Sans me demander mon avis !

C'est au détour d'un cabinet

Que j'avais r' peré ce squatter !

Il pointait le bout de son nez

À l'embouchure de mon sphincter !

Bien qu'à son aise dans mes boyaux

C' verni d'Hector était claustro !

 

Au début d' cette découverte

Étant d'une nature ouverte

J'associais sans peine mon destin

À ce passager clandestin.

Dans ce monde veule et versatile

Enfin je me sentais utile !

Mais ses continuels festins

Enquiquinaient mes intestins !

 

Pendant que moi je trimais dur

Pour un repas bien maigrelet

Monsieur Hector, quelle belle ordure,

Se goinfrait comme un porcelet !

Cette cohabitation véreuse

finit par me rendre malade.

Hector, malgré ses roucoulades,

Allait payer la douloureuse !

 

Ce fut avec beaucoup d'émoi

Qu' j'allai acheter un remède.

Entre c' teigneux d'Hector et moi

Il devint question d'Archimède !

Un grand verre d'eau et le cachet

Accomplit sa mortelle balade !

Le pique-assiette eut beau s' cacher

Il fut réduit en marmelade !

 

C'est au détour d'un cabinet

Qu'Hector m'est passé sous le nez !

C'est en tirant la chasse d'eau

Qu'il a retrouvé son pourceau.

Et ne criez pas au sadisme !

je n'aurais pu tenir l'hiver...

Hector était d'un égoïsme

Vous en conviendrez peu divers...

 

OEUVRES LITTÉRAIRES

LE BONHEUR EST AUSSI
 DANS LE MÉTRO

Roman paru en 2011 


ORPHÉLON
 
Roman  fantastique paru en 2011 

 

EN ATTENDANT MA GLOIRE POSTHUME

Recueil de chansons paru en 2008

 

 

 

LE TEMPS DES NASELIÈRES

Recueil de nouvelles paru 2007

   

POÈMES MÉTROGÉNIQUES

Paru en 1997 

 

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AH ! CES NUITS BLANCHES

QUE L'ON PEINT EN VERS...

Paru en 1986

 

 du_moi_je___l__eau_de_la_mini.jpg

 

DU MOI JE À L'EAU DE LA...

Sorti en 1983

 

À PARAITRE


LES BALBUTIEMENTS DE
MA RÉINSERTION TERRESTRE

Roman autobiographique



CHRONIQUE D'UN EXIL

À DEUX PAS DE PANAME
Journal

LE JOUR OÙ DIEU FIT SON MEA CULPA
Recueil de nouvelles

DIOGÊNE DE MONTREUIL
Roman de fiction


QUELQUES JOURS DANS LA VIE D'UNE SUICIDAIRE
Récit

 

LE PORTRAIT EN FOND D'ÉCRAN

Roman fantastique

 

MA CAVE SE REBIFFE

Récit

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