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CHANSON

Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 09:42

            

Mon désespoir j’en ai ras le bol

Je t’ai greffé la dérision

Mais ici-bas la compassion

Et l’ delirium humain convolent !

Ici-bas tout est contrefait

Pour abêtir l’espèce humaine !

Les gens croupissent dans la rengaine…

La vie suit son cours asséché…

Moi, animal métaphysique 

De l’homme, je connais la musique…
De temps en temps je viens l'épier
 

Dans mon zoo particulier !

 

 

Toutes philosophies confondues

L’homme n’est avant tout qu’un primate

Que la conscience a mis aux nues,

Pour qu’il cesse d’ vivre à quat’ pattes !

Avec ce formidable outil

L’homme s’est diablement enrichi

Inventant toutes sortes de choses

Qui rendent sa vie moins morose !

 

 

Mais sa conscience, par excès d’ zèle,

Comme Icare s’est brûlée les ailes !

A vouloir monter bien trop haut

On n’élève qu’ son propre tombeau !

Et la guerre, maladie chronique,

Depuis des lustres fait de l’œil

À ces hommes rutilant d’éthiques

Qui  patriotent  de leur fauteuil !

 

 

Ainsi va la vie braves terriens !

Si on vous plie c’est pour vot’ bien !

Vivre à quat’ pattes c’est un moyen

Pour bien éviter les coups bas !

Mais dans vos livres de cours moyen

Mes chers cousins, en aucun cas,

Il n’est écrit à bon escient,

Qu’on soit des animaux rampants !

 

 

Moi, l’animal métaphysique

Pour mieux trinquer, je lève ces vers

À la santé de l’univers

Qui s’ complaît dans l’ pathétique !

Et le Requiem de Mozart

Faisant foi, je jure sur moi-même,

Quitte à me couvrir d’anathèmes

Qu’il est sain de vivre à l’écart !               

Par georges grausi - Publié dans : CHANSON
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 11:01


Il est là dans son coin

Le regard pendantif

Traqué par l’objectif

Qui ne cerne avec soin.

Débordantes d’affections

 Des mouches en faction

 Maquillent de leur mieux

La détresse de ses yeux.

 


Ce petit grabataire

A-t-il auditionné

Afin de décrocher

Le spot publicitaire

Qu’une cause nous intime

De voir quand nous mangeons

Nous les chères victimes

De la biennutrition.

 


Son ventre boursouflé

Émet d’étranges sons

Que le briseur de son

S’efforce d’essouffler.

L’impudique caméra

S’attarde sur ces mouches

Qui dansent la salsa

Au-dessus de sa bouche.

 


D’insoutenables images

Alimentent nos foyers

Et devant nos télés

On veut croire au mirage.

Ils sont quarante mille

Comme lui chaque jour

À mourir de famine

Et du manque d’amour ?

 


Les mains recroquevillées

Sur sa cage thoracique

L’enfant semble s’excuser

De n’être point ludique

Devant cette caméra

Où deux mouches excitées

Par autant d’intérêt

Se livrent à des ébats.

 


Un gros plan sur sa couche

Et le film s’achève.

Une musique parachève

Le sort de l’enfant-mouches.

Cautionneurs du tiers-monde

Ne sommes-nous pas semblables

À ces mouches qui s’attablent

Où la misère abonde ?







 

Par grausi - Publié dans : CHANSON
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 11:58


L'espoir sous perfusion, le spleen en érection

J'étais comme qui dirait bien loin du nirvana !

Pour tout vous avouer j'avais la dépression

Qui m' collait aux basques ses dents de piranha !

Faut dire qu'en ce temps-là qu' la Terre tourne de l'œil

Et qu' l'homme soit aveuglé par son orgueil bouffi

Je m'en contrefichais, car je portais le deuil

D'un amour platonique qui, craintif, avait fui.


J'étais à peine sorti d'un coma idyllique

Que, par désinvolture, une adulte en bas âge

Tira à boulets rouges sur mon cœur apathique.

Par la tachycardie, je fus pris en otage !

Une série d'œillades, deux trois mots bien charnus

Et c'en était fini de ma résolution !

Adieu à l'abstinence et ses basses vertus !

Welcome à la passion et ses extrêmes onctions !


À défaut de laideur la jeune cannonière,

Au demeurant muni d'un phallique Q.I

Pénétra dans ma vie de façon cavalière.

Le pied à l'étrier, elle m'avait estourbie !

Donne-moi ton savoir, je n'aurais que mon cœur

À t'offrir, clama-t-elle en poussant un soupir.

Cette phrase lyrique fut mon dernier bonheur

Because de la jeunesse, j'avais omis le pire !


À tort et à travers, elle balance des choses

Qui remettent d'aplomb les cœurs convalescents

Mais dès lors qu'ils s'enflamment, ils trouvent portes closes

Car les serments d'ados ne sont qu'évanescents !

Cette phrase magique me bernant d'espérance

C'est ta bouche Margot qui l'avait déballé

Et plus qu'à ta beauté, c'est bien pour ta souffrance

Qu'en dépit du bon sens mon cœur s'est emballé !

Par grausi - Publié dans : CHANSON
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 14:30

 

 

 

Tous les soirs il rentrait, bourré, mon père.

Tous les soirs elle faisait la gueule, ma mère.

Tout penaud dans mon coin, j’imaginais le pire

En voyant mes parents ne jamais se sourire.

Sous ma taie d’oreiller, je pleurais mon enfance

Que les ailes de la nuit recouvraient de silence !

 

Tous les soirs elle croquait sa peur, ma pomme.

Et ma mère qui guettait le bruit, d’ la porte.

Allongé sur mon lit, je maudissais ces bars

Où j’allais le traquer, quand il se faisait tard.

Dans les bras de la haine, je berçais ma colère

Injuriant cet alcool qui détruisait mon père !

 

Certains soirs, il rentrait à jeun, mon père

En jurant qu’il ne boirait plus d’alcool.

Moi qui étais naïf, je croyais au miracle

En écoutant mon père déclamer ces paroles.

Sa promesse en cristal, il voulait la tenir

Mais comme ses mains tremblaient, elle tombait en soupir...

 

Tous les soirs il rentrait, bourré, mon père.

Tous les soirs elle faisait la gueule, ma mère.

Blotti contre la nuit, je cherchais à comprendre

Pourquoi donc mes parents restaient-ils mariés ?

À mes cordes vocales, j’aurais aimé les pendre

Pour qu’ils entendent ce cri, que j’ai tant étranglé…

 

Par grausi - Publié dans : CHANSON
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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /Mars /2007 08:05



Toi mon enfance, mon petit coin de paradis

De ce présent tu n'as pas su me faire l'ami

Et me voilà recroquevillé sur mon passé

À pleurnicher ces illusions qui m'embrasaient.

Toi mon enfance, tu m'as fait croire à tant de choses

Que mes espoirs d'adolescent étaient grandioses !

J'imaginais que mes désirs les plus ardents

Et les plus fous me souriraient à pleines dents !


Mon enfance ! Mon enfance !

Toi qui fut ma mère, toi qui fut mon père

Et mon seul bonheur...


Toi mon enfance, tu m'as fichu dans de beaux draps

Couleur d'ébène où mes nuits blanches font canevas.

Toi mon enfance, tu m'a signé des rêves en bois

Et dans la place que l'on m'assigne, le noir me broie !

Si j'en suis là, c'est de ta faute et pas la mienne !

J'ai tell' ment cru en tes oracles de bohémienne !

Je t'ai aimé comme les bonbons aiment les enfants

Et toi ma chair, tu m'as fait vivre à contretemps !


Mon enfance ! Mon enfance !

Toi qui fut ma mère, toi qui fut mon père

Et mon seul bonheur...


Quand j'avais mal de n'être qu'un adulte mort-né

Bien trop souvent, je t'ai rejoins par la pensée...

Et toi ma chair, de tous mes maux tu rigolais

Avec ce rire qui me rendait mes dents de lait !

Toi mon enfance, je t'ai mâché comme un chewing-gum

Mais de ton sucre, tu t'es vidée sournoisement

Et dans ma bouche, ce goût amer qu'ont bien des hommes

A remplacé cette douceur d'adolescent...


Mon enfance ! Mon enfance !

Toi qui fut ma mère, toi qui fut mon père

Et mon dernier bonheur...


Par grausi - Publié dans : CHANSON
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 12:26



Un jour les gens mourront

D'avoir trop baillé...

Non par manque de sommeil

Mais par overdose d'ennui !

Oui c'est moi qui vous le dis !

Un gamin de vingt ans

Ça n'a pas d'importance

Mais un con de cinquante ans

Ça a de l'expérience !

Et ma sœur elle bat le beurre !


Si on m' demandait à moi

C' que je pense d' la justice

J' répondrais que mon pénis

Quand il jure il est bien plus droit !

Oulala y'a d' la rime dans l'air !

Et tout ce blablabla

Contre l'alcool et le tabac

Ça m' fait pas oublier

Que le mensonge se porte bien...

Lui qui tue par millions !


Et ces chanteurs populaires

Qui souffrent de démagogie !

Et leur manque d'énergie...

Moi ça me fout les nerfs !

Oui je sais, j' suis pas très gentil !

Et toutes ces chiennes de télés

À circuits renfermés

Vont-elles un jour écouter

Les artistes ignorés ?

Oui je sais je viens de me griller !


Moi j' fais pas de politique

J' suis qu'un épileptique !

Mon parti c'est le cœur

Mon programme c'est de vivre !

À votre bon cœur messieurs dames !

Si je chante en vers libres

C'est pour mieux m'évader

De ce monde en roue libre

Où se meurent les idées !

Houlala, j'ai fait fort !


Et pour finir en beauté

Ma chanson de gamin

Tout comme le chat botté

Je continue mon chemin

Par-delà un monde d'ogres !


Par grausi - Publié dans : CHANSON
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Samedi 10 février 2007 6 10 /02 /Fév /2007 09:57



Il a suffi de quelques jours

Pour que ton corps mon bel amour

Trompe l'ennui avec un lit

Portant un homme et son zizi !

Il a suffi de quelques heures

pour que ton corps plein de chaleurs

Trouve un ami plein de bon sens

Pour refroidir ton dernier sens !

Et moi et moi, oui moi l'idiot qui, chaque soir,

Masturbait sa folie dans l'eau de ton miroir !


Il a suffi de quelques jours

Pour que tes mains mon bel amour

Trempent leurs doigts dans l'inconnu

Qui enjambait tes cuisses nues !

Il a suffi de quelques heures

Pour que tes jambes à cent à l'heure

Ouvrent leur cœur à cet intrus

Faisant de moi un bon cocu !

Et moi et moi, oui moi l'idiot qui, chaque soir,

Masturbait ses envies dans l'eau de ton miroir !


Il a suffi de quelques jours

Pour que ta bouche mon bel amour

Tire la langue à ce fantoche

Qui parcourait tes seins de poche !

Il a suffi de trois fois rien

Pour que s'écroule en un coup d' rein

Cet idéal qui ronge mon frein

Et me renvoie à ce refrain !

Et moi et moi, oui moi l'idiot qui, chaque soir,

Masturbait son désir dans l'eau de ton miroir !


Il suffisait de quelques jours

Pour que ton cœur mon bel amour

Batte en retraite avec celui

Qu'était sous le joug de l'ennui !

Il suffisait de quelques heures

Pour que ton âme en mal de sœur

Commette l'inceste avec celui

Qu'était au chevet de la nuit !

Oui moi, oui moi ce bel idiot qui, chaque soir,

Masturbait sa folie dans l'eau de ton miroir !


Par grausi - Publié dans : CHANSON
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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 08:51



Il est là dans son coin

Jure qu'il ne comprend point

Et crache quelques vers

Qui lui restent en travers.

Vous êtes attablés

Couchés sur vos assiettes

À déguster les miettes

D'un lapin accablé.


C'est qu'il est fatigué

De clamer dans la rue

Ce chanteur inconnu

Qui vous semble parfois gai.

Et il vous regarde

Comme un chien de garde

Aboyant de ses yeux

Vos sourires ennuyeux !


Et vous le détruisez

Ce poète épuisé

Par votre indifférence

Engraissée d'indigence.

Avec ce bel ennui

Qui habille vos demeures

Vous avez fait de lui


Un petit tas de pleurs !

C'st qu'il est fatigué

De clamer dans la rue

Ce chanteur inconnu

Qui vous semble parfois gai.

Et vous le regardez

Comme des chiens empâtés

Dévorant de vos yeux

Son désespoir heureux !


Alors il s'en va seul

Le visage décousu

Et le cœur bouche cousue

Loin de ce monde veule.

Et vous messieurs dames

Aux appétits infâmes

Où l'ignorance s'insère

Vous en êtes aux desserts !


Mais il est fatigué

De clamer dans la rue

Ce chanteur inconnu

Qui vous semble parfois gai.

Et la grande solitude

Pleine de béatitude

Pareille à une maman

L'enveloppe tendrement... 



Par grausi - Publié dans : CHANSON
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 11:08



À l'heure où la nuit se lève

Quand les poubelles mangent à leur faim

Et que la peur fait le tapin

Dans ces couloirs qui font la manche

Y'a des buveurs de mauvais rêves

Qui prennent en chasse tous ces bouis-bouis

Où l'on s'enivre d'éphémère

Et ce durant toute la nuit.


À l'heure où la nuit se lève

Y'a des buveurs de mauvais rêves

Qui se dessaoulent de leur ennui

En s'enivrant toute la nuit !


À l'heure où la nuit est noire

Quand les poubelles font le trottoir

Et qu' les sans-gites ont mis leur cul

Sur un carton qui n'en peut plus

Y'a des vautours en mal de chair

Qui s'agglutinent dans ces bouis-bouis

Où la tendresse est aux enchères

Et ce durant toute la nuit.


À l'heure où la nuit est noire

Y'a des vautours surexcités

Qui s'agglutinent sur cet espoir

Qui est ouvert aux plus friqués !


À l'heure où la nuit se couche

Quand les poubelles font leurs besoins

Et qu' le métro ouvre ses bouches

À ces wagons qu'ont déjà faim

Y'a des paumés de tout pays

Qui rentrent seuls dans leur cité

Non sans avoir pu s'exciter

Et ce durant toute la nuit.


À l'heure où la nuit se couche

Quand les poubelles font leurs besoins

Y'a des paumés de toutes souches

Qui se retrouvent au petit coin...


Par grausi - Publié dans : CHANSON
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /Fév /2007 14:50



Du fond de son berceau il me fait des risettes

Qui, filant droit au cœur, ricochent sur mon âme

Et je m'offre en pâture à ses beaux yeux noisette

Où l'Innocence baba s'ouvre à tous les "sésame !"

Chacun de ses sourires fait sonner l'hallali

Sur mon diable d'ego qui a, depuis des lunes

Contre vents et marées, servi de couvre-lit

À cette vie d'artiste me drapant d'infortunes !

 

Du fond de son berceau il me tend ses menottes

Qui, m'empoignant le cœur, libèrent en un clin d'œil

Des larmes prisonnières de mon orgueil despote

Sur lequel à présent je veux bien faire le deuil !

Dans chacune de ses mains foisonnant d'espérances

Je mets au vert les miennes qui se font incendiaires

Allumant avec joie des vœux d' reconnaissance

Sur ces doigts sauvageons aux ongles débonnaires.

 

Du fond de son berceau j'entrevois sa quenotte

La première de ces dames qui s'exhibent au palais !

Mon petit doigt coquin avec bonheur pianote

La farouche incisive toute prête à mordiller !

À chacune de ces dents qui pointera son nez

En t' faisant des misères je donnerai la fessée

Car depuis ta naissance j' me suis réconcilié

À cette vie que j'avais par rancœur délaissé...


 

Par grausi - Publié dans : CHANSON
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