Mon désespoir j’en ai ras le bol
Je t’ai greffé la dérision
Mais ici-bas la compassion
Et l’ delirium humain convolent !
Ici-bas tout est contrefait
Pour abêtir l’espèce humaine !
Les gens croupissent dans la rengaine…
La vie suit son cours
asséché…
Moi, animal métaphysique
De l’homme, je connais la musique…
De temps en temps je viens l'épier
Dans mon zoo particulier !
Toutes philosophies confondues
L’homme n’est avant tout qu’un primate
Que la conscience a mis aux nues,
Pour qu’il cesse d’ vivre à quat’ pattes !
Avec ce formidable outil
L’homme s’est diablement enrichi
Inventant toutes sortes de choses
Qui rendent sa vie moins morose !
Mais sa conscience, par excès d’ zèle,
Comme Icare s’est brûlée les ailes !
A vouloir monter bien trop haut
On n’élève qu’ son propre tombeau !
Et la guerre, maladie chronique,
Depuis des lustres fait de l’œil
À ces hommes rutilant d’éthiques
Qui patriotent de leur fauteuil !
Ainsi va la vie braves terriens !
Si on vous plie c’est pour vot’ bien !
Vivre à quat’ pattes c’est un moyen
Pour bien éviter les coups bas !
Mais dans vos livres de cours moyen
Mes chers cousins, en aucun cas,
Il n’est écrit à bon escient,
Qu’on soit des animaux rampants !
Moi, l’animal métaphysique
Pour mieux trinquer, je lève ces vers
À la santé de l’univers
Qui s’ complaît dans l’ pathétique !
Et le Requiem de Mozart
Faisant foi, je jure sur moi-même,
Quitte à me couvrir d’anathèmes
Qu’il est sain de vivre à l’écart !




Commentaires